Les arômes du whisky

Il existe toutes sortes de whisky. Différents en fonction de leur provenance, des céréales de base, de l’eau utilisée, etc. Cependant, on peut les regrouper par familles dominantes d’arômes.

Parfumé et floral

Une gamme d’arômes de fleurs fraîchement coupées, des fleurs de fruitiers, d’herbe fraîche, de fruits verts (pomme, poire). En bouche, ils sont marqués par une belle acidité qui donne une impression de fraîcheur, de légèreté. Excellent pour l’apéritif.

Malté et sec

Des notes croquantes, biscuitées qui font référence à la farine, aux céréales et noisettes. Une bouche plutôt sèche et longue, aux arômes de fumée et de bois. Également parfait à l’apéritif.

Fruité et épicé

Une palette d’arômes de fruits mûrs (pêche, abricot) accompagnée de notes de vanille, de noix de coco ou de crème anglaise. Un subtil caractère épicé qui se révèle en fin de bouche. Un whisky suave et généreux. Il pourra être apprécier à toute heure.

Riche et rond

Toujours des fruits mais plus secs (raisins secs, figue) qui se marient aux notes de fûts de chêne. Ce sont des whiskies profonds, parfois suaves, voir charnus, plus adaptés en digestif.

Fumé et tourbé

Les notes de fumée intenses proviennent des feux de tourbe utilisés pour sécher l’orge. La palette aromatique va de la suie à la fumée de bois, en passant par le goudron, le bacon fumé et les feux de bruyère. Ces whiskies font de superbes apéritifs. Les plus âgés seront, à l’inverse, plus appréciés en fin de soirée.

Apprécier un whisky

Le bon whisky, comme un grand vin, se déguste avec minutie. Voici quelques étapes indispensables pour apprécier à sa juste valeur tout grand whisky et en connaître toutes les facettes :

- La couleur : Très importante. Elle permet de donner une idée sur le type de fût dans lequel le whisky a vieilli, ainsi que son âge. Un whisky de couleur foncé aura vieilli dans des fûts de Xérès ou de Porto ou des fûts neufs. Alors qu’un whisky de couleur légère aura vieilli dans des fûts ayant déjà quelques années.

- Les Larmes : ce sont les gouttes qui ruissellent le long des parois quand on fait tourner le whisky tout doucement dans le verre. Plus les “larmes” tombent doucement, plus le whisky (et c’est identique pour un vin) est épais, c’est à dire plus il est dense.

- Le goût : a l’inverse d’un vin, ici on goutte le whisky avant de le sentir. On prend juste quelques gouttes dans la bouche, pendant un lapse de temps de 10 secondes max. et l’on fait des va-et-vient avec le whisky. Ainsi tout le palais est en contact avec le liquide et peut ressentir tout son potentiel.

- L’odeur : inutile de plonger le nez et de prendre une grande respiration dans le verre. Il suffit simplement de faire passer le verre lentement sous le nez, et de respirer normalement pour sentir les premiers arômes du nectar.

- Libération des arômes : on ajoute ensuite juste 1 à 2 gouttes d’eau dans le verre. Cela va permettre au whisky de s’ouvrir encore plus et de libérer des arômes. Par la suite, on pourra reprendre l’étape du goût et de l’odeur, qui vous le verrez, seront complètement différentes.

- Et enfin, La longueur : c’est le temps que le goût du whisky reste dans votre bouche après l’avoir avaler. Plus le goût est persistant, plus le whisky a d’intensité.

Après de telles sensations, vous ne verrez plus votre whisky comme avant. Tous vos sens seront en éveil, et vous pourrez savourer entièrement ce moment de plaisir.

Toutefois, quelques petites choses à éviter :

Les glaçons, qui neutralise complètement les arômes du whisky.

Les mélanges, car un bon whisky se suffit à lui-même.

Et le fameux “verre à whisky”, qui laisse échapper les arômes et enlève tout le plaisir de sentir et de se transporter dans les Lands. Le verre doit enfermer et faire circuler les arômes, comme par exemple un verre à cognac ou encore, l’idéal, un verre – tulipe.

Bonne dégustation !